29 octobre 2006

la paranoïa est une croyance en une dimension cachée derrière le visible. n'en déplaise à dieu, puisque ce n'est pas en lui que je crois. ne cherche pas trop loin ce que tu convoites tant, la vérité est parfois à quelques pas derrière toi...

12h45. je descends dans la rue.
"One, mathematics is the language of nature. Two, everything around us can be represented and understood through numbers. Three, if you graph numbers of any systems patterns emerge. Then, four, there are patterns everywhere in nature."


les anges sont las de me veiller, me laissent comme une heure désespérée, suspendue pour l'éternité. et le monde comme une pendule qui s'est arrêtée. j'ai fini de rêver, ce monde est...

28 octobre 2006

and the waitress is practicing politics, as the businessmen slowly get stoned. yes, they're sharing a drink they call loneliness, but it's better than drinking alone. it's a pretty good crowd for a saturday and the manager gives me a smile, because he knows that it's me they've been coming to see to forget about life for a while. and the piano, it sounds like a carnival; and the microphone smells like a beer. and they sit at the bar and put bread in my jar and say : "man, what are you doin' here?"

27 octobre 2006


et on repart pour tout recommencer, anéantir, repartir à zéro. on fuit le passé, et on fonce vers le futur sans jamais profiter du présent. à vouloir faire trop vite, on brise un vase, on se coupe un doigt. et le sang coule. les flots du Styx troublé de sa vie gouttent jusqu'à la terre pour s'enfouir dans les entrailles de la planète infernale et surgir des années plus tard. souviens-toi de ce jour.



et les cris, dans la nuit sans étoiles, tout le monde s'en tape. on pense qu'à sa gueule et on continue à marcher sur le trottoir sale. encore quelques junkies qui arpentent les rues à la recherche d'un coin où se poser. un violeur à la recherche d'une victime. un poignard ensanglanté sur le sol, des bouteilles en verre vides. on passe à côté. on n'y prête même plus attention. c'est la vie, aujourd'hui. non? ouvre les yeux.

dans cette salle remplie d'effroi gît mon corp oublié; il est devenu froid et reste sans vie dans se décor du passé. j'ai été tué par un homme qui m'a utilisé, et maintenant ma douce beauté est figée dans l'éternité. sale pute. je suis là, étendu sur le sol, le carrelage immaculé de mon sang. mon âme s'isole. personne ne sais que je suis là, malheureusement. personne ne voudra me retrouver puisque je n'avais personne pour m'aimer. on m'a déjà oublié. dans cette chambre, je suis condamné a reposer. dans les journaux, ma disparition a été subtilement évoquée, mais n'a, sans doute, pas beaucoup été regardée, car à cela vous êtes tellement habitués...


ne serait-ce pas votre indifférence qui m'a tué ?


mes doigts glissent lentement sur le clavier du téléphone. mes yeux s'embuent. tout se trouble autour de moi. je ne sais plus où je suis. mes muscles tremblent, comme les feuilles d'automne sur un arbre. moi aussi, je vais tomber; moi aussi. allô ? tu m'entends ?


j'enfonce le doigt toujours plus profond dans ma gorge sèche, et je me vide lentement de mon désespoir. j'entaille toujours plus profond les veines de mon poignet, le sang coule sur le carrelage. la vie m'échappe, mon destin se noie dans le torrent de mes larmes. et je suis heureux.